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Illustration Le pèlerin du champ de l'étoile © Kikojo

 

Ultreïa chers kikojois !
Cette illustration date au moins de trois ans.
A ce moment là, Martine la pèlerine désirait absolument que Jojo lui dessine un pèlerin pour la page d’accueil de son blog, ce qu’il fit avec grand plaisir.
Cependant, je ne crois pas me souvenir l’avoir publié sur Kikojo.
Imaginons un instant qu’il s’agisse de Sain-Jacques de Compostelle (représenté en fait sur la colonne à droite du dessin)... Outre sa capuche à la place du chapeau de feutre à larges bords et sa grande cape, il porte bien la tenue traditionnelle du jacquet, avec le bourdon (bâton de pèlerin), la besace et la calebasse (gourde).
Selon la tradition chrétienne, Sain-Jacques ou Jacques le Majeur nommé ainsi pour sa qualité d’aîné, était l’un des douze apôtres et le plus proche ami de Jésus.
Après la mort du Christ, les apôtres vont se disperser dans le monde pour apporter la bonne parole. Jacques aura la charge d’évangéliser l'Espagne mais sa mission va échouer.
Sept années plus tard, de retour à Jérusalem où sévit la persécution des chrétiens, Jacques sera le premier des apôtres à offrir sa vie en martyr.
Il sera décapité en l’an 44 sous l’ordre d’Hérode Agrippa 1er, roi de Judée.
Les compagnons de Jacques transporteront ses reliques en bâteau et échoueront en Galice (Espagne) où elles seront oubliées plusieurs centaines d’années jusqu’à ce qu’un ermite du IXème siècle dénommé Pelayo (ou Pelagius) eut une révélation dans son sommeil de l’emplacement exact du tombeau de Jacques. Il aurait été guidé par une étoile dans le ciel, d'où une des étymologies avancées pour Compostelle : Campus Stellae ou champ de l'étoile.
Les historiens considèrent qu'il n'y a pas de preuves pour affirmer quoi que ce soit, toujours est-il que cette légende si bien construite va connaître un bel essor jusqu’à une autre construction, celle de la majestueuse cathédrale de Compostelle en l’honneur de Santiago (Sain-Jacques).
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Depuis, de nombreux chemins jalonnés d’hospices dédiés au Saint ont vu le jour dans toute l’Europe occidentale jusqu’à Compostelle. Les pèlerins avaient pour coutume de rapporter comme témoignage de leur voyage des coquilles de pectens qu'ils fixaient à leur manteau ou à leur chapeau, d'où le nom de coquilles Sain-Jacques donné par la suite à ces mollusques.
Rien qu'en France, on compte trois tombeaux, neuf têtes et de nombreux membres soi-disant appartenant à Jacques mais qu'importe : sur le chemin de Compostelle, Jean de Tournai, en 1490, écoute chaque légende et conclut en affirmant que tout cela n'a guère d'importance car "de toute façon, Sain-Jacques est au Paradis".
J’ajouterais simplement dans les fais, que si Sain-Jacques a échoué dans sa mission à son époque, il n’a pas perdu pour autant la bataille de sa tâche lorsque l’on voit l’amplitude que cela a pris depuis le Moyen Âge...


Si comme moi vous ne pouvez effectuer une telle aventure, je vous recommande de suivre le chemin de notre amie Martine la pèlerine sur son blog car même si on n’y croit pas, c’est un fantastique voyage spirituel !

Publié dans : Légendes
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