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Ola les copains,
en attendant un nouveau dessin de Jojo, nos amis Michel et Anto que nous remercions vivement vous invitent au Mali dans le pays dogon !
Classé patrimoine de l'humanité, le pays dogon est un site unique en Afrique tant sur le plan architectural que sur le plan spirituel.
Loin des clichés d’une Afrique qui souffre, nous vous proposons de découvrir le village de Yendouma niché dans les rochers le long de la falaise de Bandiagara.
Nous irons également à la rencontre de ce surprenant peuple dogon afin de mieux comprendre leur culture...
Les dogons qui habitent actuellement le site ont été précédés du XIème au XIIIème siècle par les tellems qui restent très mystérieux et dont les bâtisses servent encore
aujourd'hui de lieux de sépultures.
Les objets de culte laissés par ces derniers auront une influence considérable sur les nouveaux successeurs !
On peut dater du XVIème siècle l'occupation définitive du site par les dogons qui fuyaient devant les Peuls et l'islamisation. Si l'occupation française a permis la
pénétration de missionnaires chrétiens à Bandiagara et à Sangha, elle a eu pour principal effet de mettre fin à l'hostilité entre eux.
Après avoir été chasseurs, les dogons cultivent le millet, le sorgho et le blé au sommet des falaises ou sur les pentes qu'ils ont dû aménager en raison de la rareté des
points d'eau.
Les villages dogons sont sous l'autorité du conseil des anciens avec à sa tête un chef religieux (Hogon) responsable du culte de lébé, le serpent mythique.
Assisté du forgeron, il préside aux cérémonies agraires. Il est le maître des échanges et du commerce...
Le chef ne travaille pas aux champs car il n’a pas le droit de quitter sa maison considérée comme un sanctuaire.
Il existe aussi le grand chef de tous les chefs, le Hogon de Arou auquel les chefs de chaque village peuvent faire appel en cas d'urgence.
Outre ce système hiérarchique, des associations masculines et féminines sont chargées de l'initiation qui a lieu par classe d'âge correspondant à un groupe de nouveaux
circoncis ou d'excisées qui se doivent une aide mutuelle jusqu'à leur mort.
L'initiation des garçons commence juste après la circoncision par l'enseignement des mythes extrêmement complexes commentés par des dessins et des peintures. Plus il connaîtra
de signes, plus il se rapprochera du grand savoir !
Quant-aux femmes du pays dogon, comme beaucoup de femmes rurales en Afrique, elles travaillent sans cesse.
Vous pouvez les imaginer, les unes pilant le mil, les autres cherchant le bois trop rare en brousse ou encore allant chercher l'eau dans les puits profonds.
Dans le paysage urbain, on remarque surtout les greniers à mil alors que les maisons d'habitation se noient dans le décor. Le nombre de grenier par concession est en fonction
du nombre des habitants et de la richesse de la famille.
Retranchés depuis des siècles au sein de cet univers chaotique de pierres et de sable, les habitants continuent de perpétuer leurs traditions.
Chaque geste de la vie quotidienne est régi selon un code de lois ancestrales, qui place Amma, force créatrice suprême et Dieu unique, au commencement du monde.
Il faut savoir que tel pan de mur, tel rocher, telle colonne d’argile, telle poterie et tous objets en apparence anodins, sont investis d’un caractère respectueux car, ici,
tout est sacré... Bon voyage !
Un clic sur les miniatures pour les agrandir
Photos Offertes gracieusement par Michel et Anto juste pour le plaisir des yeux ^_^
Séjour 2005
Echelles de la falaise
Village dans la falaise
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